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Le souci du confrère en difficulté - Une mission pour l'Ordre

Le souci du confrère en difficulté
Une mission pour l'Ordre

L'Ordre des Médecins a pour mission prioritaire de veiller sur la compétence mais aussi sur la moralité, l'honnêteté et la probité des médecins. Quel que soit leur mode d'exercice, les médecins doivent respecter leurs devoirs tels qu'ils sont inscrits dans le Code de Déontologie Médicale. Tout manquement expose le praticien à des poursuites devant la Chambre Disciplinaire du Conseil Régional dont ils dépendent.

Dans le cas où l'état de santé d'un médecin expose ses patients ou lui-même à des risques, la formation restreinte du Conseil Régional peut être amenée à prononcer, après expertise, une interruption d'activité pour une durée plus ou moins longue (art. R. 4124-3 du Code de la Santé Publique). Il ne s'agit pas là d'une sanction disciplinaire, mais d'une mesure d'arrêt de travail prononcée dans l'intérêt des patients, mais aussi du médecin pour qu'il se soigne et évite une sanction disciplinaire. Il garde la possibilité de continuer à faire fonctionner son cabinet en prenant un remplaçant.

Mais ce rôle disciplinaire ou encore l'application de l'article R. 4124-3 (ancien L. 460) ne doit pas laisser supposer que l'Ordre n'est que le gendarme de la profession.
L'Ordre doit veiller d'abord sur le bon équilibre des médecins. La garantie d'une médecine de qualité repose sur des professionnels efficaces, disponibles et capables d'assumer leur profession avec toute la sérénité nécessaire. Les conseillers ordinaux, ou qu'ils siègent, sont pour la plupart encore en activité et à ce titre ne sont pas déconnectés des problèmes qui touchent la profession aujourd'hui. Ils savent que bon nombre de leurs confrères vivent des difficultés et l'institution ordinale a le devoir de les aider. Ce rôle d'entraide de l'Ordre ne doit pas se borner à un soutien financier dans les situations précaires, mais doit aussi proposer un soutien psychologique si nécessaire voire un véritable accompagnement.

Ce rôle n'es tpas facile à assurer car les médecins répugnent à parler d'eux. Ils sont d'abord très individualistes et ils n'aiment pas se répandre en confidences, car ce serait pour eux et leur clientèle une marque de faiblesse. On n'a pas le droit de dire qu'on ne va pas bien! Aussi, n'est-il pas facile de repérer les situations à risques et c'est de la responsabilité de chacun d'alerter l'Ordre quand un confrère ne va pas bien.

Il faut insister sur le fait que les confrères n'ont pas à redouter les réactions de l'Ordre. Ce n'est pas parce qu'il apprend qu'un médecin ne va pas bien que pour autant des procédures disciplinaires ou d'interdictions vont être automatiquement déclenchées.

Les médecins en difficultés doivent savoir que l'Ordre est à leur disposition et qu'ils trouveront dans cette institution une écoute et une confidentialité absolue.
Alerté à temps, ils n'ont à redouter ni poursuite, ni sanction et pas plus la hantise d'une fermeture de cabinet. Cette aide peut prendre différentes formes, allant de la simple rencontre confidentielle à la mise en place d'un accompagnement par un conseiller ordinal attentif et disponible dans la durée, en passant par l'information sur les numéros de téléphones dédiés aux personnes psychologiquement en difficultés. Il ne paraît pas utile de mettre en place un nouveau site d'écoute anonyme qui viendrait s'ajouter à une liste déjà en place et déjà longue.

 

L'Ordre se veut d'être le garant de la déontologie médicale. Le Code de Déontologie ne fait que développer les recommandations qui sont inscrites dans le serment d'Hippocrate et qu'il est utile de rappeler: "Je respecterai toutes les personnes, sans aucune discrimination, selon leur état [...] j'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité [...] j'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leur famille dans l'adversité [...]".

Il est souhaitable que ce message soit largement diffusé. Les membres du Consei lde l'Ordre sauront y répondre.

Docteur Jacques GIRARDIER

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